En pratique

L’ACCUEIL EN MAISONS D’ENFANTS

Les jeunes – de 2 à 18 ans – peuvent être accueillis dans des maisons d’enfants à caractère social (MECS) le temps de leur placement. Ce sont des petites structures d’hébergement au sein desquelles ils sont entourés d’éducateurs, d’une maîtresse de maison, d’un surveillant de nuit. Ils  vivent en collectivité, prennent leur repas en commun, tout en disposant d’un espace qui leur est dédié.

Ils mènent une vie « normale », sont encouragés à être ouverts sur la Cité en prenant part à des activités sportives ou culturelles, épaulés au quotidien par nos professionnels.

LES FAMILLES D’ACCUEIL

Les enfants peuvent aussi être placés dans des familles d’accueil. Ils bénéficient au quotidien de leur tissu relationnel, familial et social. Ce mode d’accueil est destiné à des jeunes, seuls ou en fratrie, pour lesquels la vie en collectivité n’est pas en adéquation avec leurs besoins. Les enfants partagent tout du quotidien de la famille d’accueil : du petit-déjeuner à l’histoire du soir, des trajets d’école aux sorties au cinéma, des devoirs aux jeux de société en famille, les petits et les grands bobos. Une vie de famille presque ordinaire. L’assistant familial les guide, leur donne des repères sans jamais prendre la place des parents.

L’ACCUEIL SÉQUENTIEL – UN ACCUEIL PONCTUEL, LE TEMPS D’UNE PAUSE

En complément d’un accueil de jour ou d’une intervention à domicile, l’enfant peut être accueilli ponctuellement sur un lieu d’hébergement (maison d’enfants par exemple), soit dans l’urgence pour permettre un éloignement ponctuel dans le cadre d’une situation de crise familiale, soit de manière plus institutionnalisée par exemple une nuit par semaine. C’est ce que l’on appelle l’accueil séquentiel. Ce temps permet aux professionnels d’avoir une observation de l’enfant et pour sa famille de « souffler ».

L’ACCUEIL D’URGENCE

Un enfant ou un jeune peut être confié à un accueil d’urgence de la Fondation à la demande du procureur ou du juge lorsqu’il y a danger immédiat. La vocation de ces accueils est la mise à l’abri rapide de l’enfant, puis la préparation à sa réorientation vers un dispositif de prise en charge qui lui soit le plus adapté possible. Par exemple, suite à un appel nocturne des autorités (ASE ou juge) pour violences familiales ou pour cette jeune fille accueillie quelques nuits, le temps de l’hospitalisation de sa mère, isolée, opérée d’une péritonite aigüe.

DES ACCUEILS ÉDUCATIFS ET THÉRAPEUTIQUES 

Certains enfants et adolescents, en grande souffrance psychique présentent des troubles du comportement, de la conduite. Ces troubles se manifestent souvent par des comportements inadaptés et des passages à l’acte : violence, agressivité, mise en danger de soi ou d’autrui, fugues, transgressions, etc. Généralement déscolarisés, ces jeunes sont pris en charge dans leur globalité avec, en plus de l’hébergement, un encadrement thérapeutique et une activité de jour pour palier leur exclusion des dispositifs scolaires ou spécialisés. Le dispositif imaginé se situe au croisement des champs d’action des dispositifs d’accueil « classiques » (type maison d’enfants), des établissements de santé spécialisés en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et de celui des établissements médico-sociaux.

LE MAINTIEN DU LIEN DE L’ENFANT AVEC SA FAMILLE

Les enfants placés conservent, lorsque cela est possible et souhaitable, un lien avec leur(s) parent(s). Le temps du week-end ou des vacances, ils peuvent, dans le respect de l’ordonnance de placement, retourner dans leur famille. Si les droits d’hébergement des parents sont suspendus par le juge, des visites médiatisées peuvent être organisées pour permettre aux enfants et à leurs parents de se retrouver. Ces visites sont organisées dans le respect de tous et en toute sécurité.

PLACEMENT A DOMICILE : UNE PRISE EN CHARGE DE LA FAMILLE DANS SA GLOBALITÉ

Le placement à domicile s’inscrit également dans la prévention avec le renforcement des aptitudes des parents à remplir leur rôle dans tous les aspects de la vie quotidienne.

Concrètement, l’intervention peut se faire le matin pour aider les parents à lever leur adolescent récalcitrant ou le soir pour coucher leur enfant. Ces interventions ponctuelles peuvent avoir lieu de 7h à 22h, 6 jours sur 7. Elles permettent un accompagnement et un soutien le plus proche possible des parents. L’éducateur ne se contente pas de donner des conseils, il les accompagne. A titre d’exemple : pour faire les courses, pour chercher les enfants à l’école, pour se rendre chez le médecin, etc. Chaque intervention est pensée en termes de soutien éducatif et de mise en situation des parents.

Dans le cadre d’un placement à domicile, l’enfant ou l’adolescent est placé dans sa famille, sous la responsabilité du Président du Conseil départemental et bénéficie d’un accompagnement éducatif renforcé assuré par des éducateurs à son domicile.