

Historique la Vie au Grand Air la fidelite a un engagement |
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| C'est en avril 1927 qu'a été créée l'Association "LA VIE AU GRAND AIR POUR L'ENFANCE MALHEUREUSE" reconnue d'utilité publique en 1931 et devenue en 1982 la Fondation LA VIE AU GRAND AIR. | |
| Elle avait alors pour but de procurer quelques mois de séjour à la campagne aux enfants anémiés par les privations, les maladies, l'air vicié des villes et de soustraire certains enfants aux influences pernicieuses, aux mauvaises fréquentations en cherchant à leur faire prendre goût à la campagne. | |
| Depuis 1927, l'Association, puis la Fondation vont poursuivre et développer ce double objectif de départ : accueillir les plus démunis et mener une action de protection et d'éducation. | |
| L'ère des bénévoles Ce sont d'abord des personnalités du monde du spectacle qui créeront, surveilleront et même financeront les premiers placements familiaux. Parmi eux, il faut souligner l'action de Madame Victor Boucher, Pierre Blanchar, Pierre Fresnay. La Maréchale Lyautey, le Président Doumergue, le Président et Madame Raymond Poincaré, le Général Gouraud font partie du comité de patronage. |
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| Les premiers placements sont implantés dans l'Eure, à la Trinité de Thouberville, Saint-Ouen de Thouberville et Caumont. Ils permettent à des enfants de bénéficier de séjours à la campagne ou à la mer pour des périodes de trois mois en moyenne. | |
| Les subventions publiques étaient alors rares et d'un montant très limité. C'est donc grâce au dévouement des "dames quêteuses" et à celui d'artistes qui acceptent de participer bénévolement à des "fêtes de charité" et à des galas de bienfaisance que ces actions peuvent perdurer et se développer. | |
| Très vite les "centres" se multiplient. La première maison d'enfants est ouverte le 1er octobre 1935 à Folembray dans l'Aisne. Le bail étant dénoncé en 1939, la Fondation recherche des locaux. Une propriété est trouvée à Lizy dans l'Aisne et achetée pour la somme de 239 111 F dans le but d'y créer le premier établissement d'accueil permanent. Mais avant même d'avoir accueilli les premiers enfants, le Château de Lizy est réquisitionné en raison de la guerre. | |
| Le temps de l'assistance Ces grands bouleversements de la guerre et de l'après-guerre amènent un grand nombre d'enfants vers les services d'assistance. Les lieux d'accueil vont se développer : dès 1945 l'Association reprend la gestion du Centre d'Auffargis (Seine-et-Oise), puis Senonches (Eure-et-Loir) et Château-Gontier (Mayenne). Des placements familiaux à Binas (Loir-et-Cher), Cosne (Nièvre), Condé-sur-Huisne (Orne), Gretz-en-Bouëre (Mayenne), Granville (Manche), Neuvicq-le-Château (Charente-Maritime), Saint-Martin de Boscherville (Seine-Maritime), Saint-Ouen de Thouberville (Eure), Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier), Sillé-le-Guillaume (Sarthe). |
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| La professionnalisation Au cours des années 60 apparaît un clivage dans les catégories d'établissements recevant des enfants en difficulté : |
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| L'arrivée de Monsieur René Bondon comme Directeur général en 1962 va amener l'Association à orienter sans ambiguïté son action en faveur de ces enfants dans le sens d'une professionnalisation. | |
| Quelques dates significatives en ce sens : En 1964, c'est la signature de la première Convention entre le département de Seine-et-Oise et l'Association qui assure la mission de service public de faire fonctionner les deux secteurs de placements familiaux du Vexin. |
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| En 1965, c'est la création du Groupe d'Études des Milieux Éducatifs suppléant la famille (GEMESF) qui a insisté sur la qualification et la nécessaire formation du personnel, dénonçant la référence à la seule bonne volonté qui apparaissait de moins en moins suffisante pour aider réellement les enfants séparés de leur milieu familial. | |
| En 1970, l'Association permet la création du COPES (Centre d'Orientation Psychologique et Sociale) dirigé par le Docteur Michel Soulé auquel participera activement le Docteur Jean-Claude Delaporte. Celui-ci va entreprendre un travail de réflexion et de formation tout à fait exemplaire qui marquera de façon décisive l'évolution de l'Aide Sociale à l'Enfance. Simone Veil participe, pendant les cinq années qui précéderont sa nomination en qualité de Ministre de la Santé, à la formation dispensée au COPES. | |
| La Fondation participe activement aux travaux préparatoires du rapport Dupont-Fauville dont elle assure le secrétariat. Ce rapport va concrétiser les orientations pour lesquelles LA VIE AU GRAND AIR militait : une action sociale précoce, une continuité dans la prise en charge, une pluridisciplinarité des actions. La mise en place, par exemple, de l'accueil de voisinage à Rambouillet témoigne de cet aspect d'innovation et de prise en charge de qualité au service des enfants. | |
| Le droit des usagers En 1980 le rapport Bianco-Lamy va marquer un tournant dans les façons de faire : il relève le poids du passé dans les institutions d'Aide Sociale, la compétition des pouvoirs et surtout l'importance des absents : selon ce rapport les grands absents de l'ASE ce sont les enfants, les parents et les familles d'accueil, non pas absents physiquement bien sûr, mais trop souvent absents des décisions qui les concernent. |
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| C'est donc à leur restituer une parole que s'attachera l'importante loi du 4 juin 1984 sur les droits des familles. L'hypothèse est qu'il y a, certes, des familles défaillantes mais c'est en reconnaissant leurs droits et en leur donnant les moyens de les exercer qu'on les fera sortir de leur défaillance. | |
| LA VIE AU GRAND AIR, devenue Fondation en 1982, s'est largement engagée dans ce sens. Un peu partout la parole de l'enfant et la parole des ses parents sont mieux écoutées : leur participation aux réunions de synthèse se généralise. A Arcueil, des groupes de réflexion associent parents et professionnels dans ce qu'on appelle une "co-éducation". Une "recherche action" est engagée en ce sens et donne lieu à un film très utilisé dans les lieux de formation : "et si nous les élevions ensemble". | |
| L'arrivée du décret du 31 décembre 1991 sur les Conseils d'Établissement sera saluée avec satisfaction et ceux-ci se mettent partout en place. | |
| Cette ouverture vers une action sociale non plus d'assistance mais promotionnelle fait que LA VIE AU GRAND AIR est reconnue comme un partenaire par les départements qui se sont vu confier, suite à la décentralisation, la responsabilité de l'aide sociale. | |
| On fait appel à elle pour reprendre la gestion de divers établissements : « Le Feu Nouveau » à Esches (Oise), Le « Grand Vaupéreux » à Verrières-le-Buisson (Essonne), « l’Œuvre Jeanne d’Arc » à Orléans (Loiret), « l’association Equinoxe » dans les Hauts de Seine, ou pour développer des actions. | |
C'est qu'il y a à la Fondation, depuis l'origine, à la fois une technicité et un esprit. C'est cet esprit sous-jacent que pour la première fois nous avons voulu expliciter dans une Charte adoptée solennellement le 27 mars 1997. |
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